HOMONYMA

HOMONYMA – Mais qui est vraiment Pauline Rousseau ?

 

Signe d’origine et de filiation, caractérisé par sa transmission, le nom se déploie temporellement en outrepassant les vies individuelles.

D’un point de vue sociétal, il permet l’enregistrement de la population, l’identification des individus et surtout, leur classification. Le patronyme, hérité du père, rattache l’identité d’une personne à des catégories comme le milieu social ou la provenance géographique. Le prénom, puisqu’il est sensible aux phénomènes de mode, peut quant à lui éclairer sur le contexte. Noms et prénoms servent donc à désigner et distinguer l’individu.

Mais que se passe-t-il lorsqu’un anthroponyme est largement partagé ?

 En 2014, alors que j’entame sa carrière, je réalise avec étonnement que je possède un grand nombre d’homonymes. D’une inquiétude extrêmement pragmatique (comment « se faire un nom » dans le monde de l’art lorsque tant d’autres le portent ?) nait un travail proche de l’enquête où je me rends à la rencontre de mes homonymes mortes et vivantes.

Ce projet inédit compte pour l’instant plusieurs chapitres et se déploie sous différentes formes : vidéos, photographies, textes, son, performance.

Comme une quête de soi à travers les autres, il questionne le nom, l’identité, la mise en scène de soi, l’intime, la magie, la sororité et la possibilité d’élever et de performer son propre nom.

 

Les Muscles – en cours-

La série Les Muscles, entamée en 2022 poursuit  différents questionnements liés aux représentations de la masculinité et de la virilité.

L’univers du body-building est pour beaucoup effrayant ou même proche du monstrueux. Pourtant, le but premier pour ceux qui le pratiquent est d’atteindre leur idéal esthétique ultime.

Se pose alors la question du Beau mais aussi des critères de beauté sans cesse mouvants et pourtant directement hérités de l’antiquité gréco-romaine.

En apparaissant dans les images et en interagissant avec mes modèles, je réaffirme le pouvoir performatif de la photographie, entre jeux et transgressions.

 

Collodions humides sur plaques de fer, tirages direct sur aluminium brossé

contact

Contact Me

 

rousseaupauline1@gmail.com

+33 6 89 21 10 37

 

Top 14

Réalisée dans le vestiaire des joueurs de Clermont-Ferrand pendant la demi-finale du Top 14, il s’agit d’une oeuvre grand format qui se présente sur caisson lumineux.

© Pauline Rousseau/ agence It's Happening

 

Top 14 , Vue d’installation, 2019

Délits d’objets

La série contient dix oeuvres uniques, réalisées avec la technique du collodion humide sur plaque de métal (dite ferrotype)
Chaque image met en scène un objet volé, récupéré ou subtilisé dans différents endroits où j'ai pu travaillé. La technique ancienne et précieuse donne un aspect nostalgique et mystérieux à ces fausses archives construisant un récit de soi ironiquement idéalisé.

Je suis hôtesse

Je fais du street Marketing

Je suis vendeuse à domicile

Je suis conseillère de vente

Je suis animatrice pour enfants dans les mariages

Je suis mannequin cheveux

Je suis hôtesse d’accueil à la défense

Je suis artiste-auteure

Je suis vendeuse démonstratrice

Vue d'exposition, galerie Dilecta, 2019

Tinder Lovers

170 x 65 cm, Bleu de Hainaut également surnommé «Petit Granit»
Portraits photographiques réalisés à New-York, redessinés puis gravés à la main

Gravure réalisée par Ayrton De Matos Paulo
Tailleur de pierre, marbrier chez les Compagnons du Devoir

Cette oeuvre a reçu le soutien de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie

 

New-York, ville associée dans l’imaginaire collectif aux comédies romantiques, est la ville au monde où il y a le plus de célibataires. C’est aussi sans surprise celle où les applications de rencontres sont les plus utilisées.

Elles permettent grâce à un système d’algorithmes élaborés, de «faciliter» la compatibilité entre les utilisateurs.trices.

Comme si nous pénetrions dans un mall américain, les profils de consommateurs.trices sont ciblés, les choix trop nombreux, le mode de fonctionnement crée la frustration et le désir en même temps.

Avec curiosité et sans jugement, j’ai décidé d’utiliser Tinder (l’application de rencontre la plus populaire à New-York) et de me plier au jeu de la rencontre amoureuse 2.0 : de la séduction via emojis à la rencontre physique. Sans vraiment expliquer qu’il s’agissait d’un projet artis- tique, j’ai réalisé des portraits photographiques de tous ceux que j’ai rencontré.

Comme un wall of fame du meilleur employé du mois ou bien une plaque commémorative dont sont si friands les américains, les portraits de mes six meilleurs dates ont été redessinés puis gravés à la main dans la pierre.

Monument funéraire à la gloire des amours mortes avant d’exister, Tinder Lovers matérialise ironiquement dans une pierre dure, dense, massive, tout un monde absurde, digital et im- palpable. Il questionne l’impermanence de ce type de relations, la froideur des rencontres, l’interchangeabilité des personnes, la recherche d’efficience permanente.

Le choix de cette roche granitique fait écho à la légende selon laquelle la ville de New-York puiserait son énergie et sa particularité dans son sol granitique, qui diffuserait des vibrations particulières.

PSG – À Jamais Parisiens

La Première fois que je me rends au Parc des Princes voir un match du PSG, j’ai huit ans et je suis trop petite pour bien voir ce qu’il se passe sur le terrain. C’est mon grand-père qui m’emmène, il me décrit tout ce qu’il se passe sur le terrain.

Devenue photographe, c’est exactement vingt ans après que je pose mon regard sur les supporters de cette même équipe. J’ai envie de montrer leur diversité, dans le stade et en dehors. Loin du cliché du supporter criant et gesticulant, ceux et celles que je photographie posent, ils sont conscients de l’appareil photo. Les attitudes sont apaisées, silencieuses, proches du religieux dans certaines images.

Le Bon Coin

"La Fabuleuse Histoire du Jouet d'occasion"

Le Bon Coin, site internet qui met en relation des particuliers afin de permettre la vente d'objets de seconde main, a créé en décembre 2017, dans le centre de Paris, un pop-store intitulé La Fabuleuse Histoire du Jouet d'occasion dans le but de favoriser la consommation éco-responsable. 

Afin de répondre à cette commande, je me suis rendue chez différentes familles pour photographier des enfants avec leurs propres jouets.

 

 

 

Drieux-Combaluzier

La Maison Drieux-Combaluzier, connue pour ses ascenseurs de fabrication française désirait mettre en avant ses valeurs et son savoir-faire ancien lorsqu'elle m'a sélectionnée pour une Carte Blanche Photographique. 

J'ai tout de suite eu envie non pas de photographier de l'architecture ou des ascenseurs mais ceux qui les fabriquent, les réparent ou les entretiennent. C'est au sein même des ateliers de Drieux-Combaluzier que j'ai construit un studio photo afin de faire poser les employés, dans un jeu entre vrai et faux, entre mise en scène et réalité où chacun joue son propre rôle.

Ce travail a ensuite donné lieu à un livre et une exposition.