La séance de pose

La séance de pose est un enregistrement sonore d’environ 1min 30.

Ce travail interroge le rapport au modèle, en bouleversant le schéma habituel : homme/photographe/artiste/créateur/dominant versus femme/passive/modèle/muse/dominée.

Dans un jeu de domination ironique, légèrement érotique et un peu cruel, la photographe dirige par sa voix un modèle masculin

(Dans) leurs lits

(Dans) leurs lits est une installation composée de photographies, négatifs sous verre, installation sonore et textes.
Mes modèles sont dans un premier temps mises à nu par l’écriture.
À ma demande, chacune raconte l’expérience d’une rencontre amoureuse. Au fur et à mesure des écrits que je reçois, mes interrogations grandissent.
Comment parler de relations amoureuses ? Comment se raconte-t-on soi-même ?
A l’heure des réseaux sociaux, de la téléréalité, de l’hyper- sexualisation, de l’hyper-exposition de soi où se situe l’intime? Le privé ? Qu’est-ce qui nous appartient encore ?
Comme dans un journal intime collectif, les fantasmes, les anecdotes, les déceptions, ce que l’on assume pas, ce qu’on ne raconte pas, ce dont on a honte, ou au contraire, ce que l’on garde précieusement pour y repenser avec délice, s’entrecroisent et se mêlent.
Les histoires se ressemblent et se contredisent dans un
équilibre contradictoire, entre singularité et banalité.
C’est ensuite chez mes modèles, dans leurs chambres, dans leurs lits qu’une négociation entre photographe et modèle opère.
Mais négocier ne signifie pas que les deux parties se retrouvent à mi-chemin : cela implique de ne pas obtenir ce que l’on espère parfois, mais peut- être obtenir plus que prévu.

The Would Be Me

 

Relations à peine esquissées mais avortées, passions qui un jour ont cessé, histoires d’amour mortes avant d’exister.
Des évènements infimes, un contexte inapproprié, des ressentis minuscules ou énormes, de mauvaises interprétations, des ratés, dont la conséquence est une déviation de chemin.
En abandonnant ces pistes, on renonce aussi aux vies possibles qui y sont associées.
C’est l’âge où les choix que l’on fait dans nos vies amoureuses impactent : se marier, avoir un enfant, épouser le style de vie, la religion, la famille ou le milieu social de son conjoint.
J’ai recontacté toutes ces personnes qui ont traversé à un moment ma vie afin de mettre en scène l’hypothétique futur que l’on aurait eu ensemble. Si l’histoire avait eu lieu, si la relation s’était développée, officialisée ou si elle avait continué.
L’image est le résultat d’une expérience performative. Pendant la durée de la prise de vue, les modèles et moi-même vivons ces vies imaginaires. Je fais les courses avec un nouveau-né, passe l’après-midi à la salle de sport, ou déjeune avec une famille qui pourrait être ma belle-famille.
C’est un travail qui se situe entre un passé révolu, le présent de la prise de vue, et un futur qui n’existera pas.

Porteurs d’Encre

Installation sonore - Portraits noir et blanc - Aiguilles entomologiques

Ce travail existe également sous forme de livre d'artiste auto-édité.

 

"la Poésie de la canaille malheureuse" c'est ainsi qu'Albert Londres surnomme le tatouage en 1923. 

Phénomène à la fois sociologique, esthétique, érotique, anthropologique et psychologique, le tatouage reste aujourd'hui encore sulfureux malgré une certaine démocratisation. 

Les porteurs d'encre  inconnus jusqu'au moment de la prise de vue sont invités à se déshabiller dans le studio photographique et à raconter leurs "bouzilles".

Douleurs physiques, cicatrisations plus ou moins réussies, passé que l'on aimerait oublier ou au contraire moments qui se veulent indélébiles s'entremêlent comme des motifs. 

Vue d’exposition, Palais de l’archevêché, Arles, juin 2016

Les Perdants

 

Aquarelle et crayons de couleur sur papier, 15 x 20 cm

Carnet de Voyage

00:00
--
/
--
Texte Nina Medioni - Photographies Pauline Rousseau